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La pandémie est là, sera-t-elle sévère ou limitée ? Le diagnostic est très incertain. Il est en tout cas très contagieux, comme le montre sa très rapide dissémination dans le monde.
Face à un « risque pandémique », dont on ne connaît pas vraiment le potentiel, il est souhaitable que le gouvernement agisse avec précaution et on ne peut que reconnaître les efforts et le sérieux des mesures sanitaires prises en France.
Mais la pandémie, c’est aussi un exercice de gestion d’un risque global pour un monde global. Elle interroge chacun de nous dans son comportement quotidien et sa responsabilité dans la « préparation » à un évènement désagréable possible, voire probable : « la maladie ».
La pandémie oblige donc chacun à s’interroger sur son niveau de préparation face à une menace sérieuse et dérangeante : avons-nous un « vrai » plan de continuité d’activité et de services ? Avons-nous des procédures en place : alerte, télétravail etc., bref tout ce qui ne s’improvise pas ?
Cette démarche est peu habituelle dans nos pays latins où les gouvernements protègent souvent plus le citoyen, mais également le déresponsabilisent plus.
Cette approche de préparation « globale » de la nation est un facteur essentiel de la « résilience » d’une nation. Car même si l’Etat fait des progrès en matière de gestion de crise, il ne peut remplacer le rôle essentiel de chaque citoyen et de chaque acteur dans une approche sensée, raisonnable et effective de la préparation.
Christian Sommade
Délégué général du Haut Comité Français de la Défense Civile
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